Portrait des régions

Nord-du-Québec (10)

 

Géographie et administration

La région du Nord-du-Québec s’étend au nord du 49e parallèle et couvre un peu plus de la moitié de la superficie totale du Québec. À l’ouest, elle est bornée par la baie James et la baie d’Hudson, et, au nord, par le détroit d’Hudson et la baie d’Ungava. À l’est se trouvent la région de la Côte-Nord et une frontière avec Terre-Neuve-et-Labrador. Au sud, le Nord-du-Québec est délimité par les régions du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de la Mauricie et de l’Abitibi-Témiscamingue.

Le Nord-du-Québec est la région la moins peuplée du Québec. Parmi sa population se trouvent deux communautés autochtones : les Cris et les Inuits, ainsi que les Jamésiens. Les Jamésiens habitent dans cinq municipalités et trois localités.  Chibougamau est la ville la plus importante du Nord-du-Québec. Les Inuits vivent dans 14 villages, le plus connu étant Kuujjuaq. Les Cris, quant à eux, se concentrent dans neuf villages, le plus important étant Chisasibi.

Le Nord-du-Québec est constitué de villes, de villages nordiques, de villages cris et de terres réservées aux autochtones. Différentes modalités de gestion administrative s’appliquent aux territoires de la région selon qu’ils sont situés au nord du 55e parallèle (Administration régionale Kativik) ou au sud (Administration régionale Baie-James, Gouvernement de la nation crie et Gouvernement régional d’Eeyou Istchee Baie-James).

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Agriculture, pêcheries et alimentation

Le Nord-du-Québec est partagé en deux zones de végétation, soit la zone boréale, qui comprend la forêt boréale continue, la taïga et la toundra, et la zone arctique, qui comprend le Bas-Arctique. Sur ce territoire vit une faune aquatique, marine et terrestre exceptionnelle, exploitée pour le sport comme pour l’alimentation, notamment par les autochtones qui y habitent et pratiquent des activités traditionnelles de chasse et de pêche.

Les principales activités y sont la pêche commerciale, la transformation de produits marins et la culture des petits fruits. Bleuets, canneberges et chicoutés sont cultivés dans le Nord-du-Québec. Le secteur des bleuetières et des cannebergières est d’ailleurs en croissance dans cette région nordique.

Les entreprises agricoles sont de plus en plus nombreuses. Leur présence accrue répond en partie aux besoins en légumes frais de la population. Leurs méthodes de production sont variées :

  • Permaculture, ou production agricole durable;
  • Culture en serre;
  • Culture en champs.

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Économie et emploi

Le Nord-du-Québec se distingue par ses importantes ressources hydroélectriques, minières et forestières. C’est la région du Québec qui produit actuellement le plus d’électricité grâce à ses centrales hydroélectriques et elle présente un fort potentiel éolien, qu’elle a commencé à développer. L’exploitation des ressources minières et forestières engendre des retombées économiques non négligeables par la création d’emplois. L’industrie forestière procure de la main-d’œuvre, plus particulièrement en exploitation forestière, dans le secteur de la transformation du bois ainsi que dans l’opération de la machinerie requise pour cette transformation.

L’industrie du tourisme génère également des emplois pour plusieurs personnes. De plus, elle fournit une grande possibilité d’intégration de la population autochtone au marché du travail.

Le secteur des biens et services participe également à l’essor économique du Nord-du-Québec. Il procure des emplois surtout dans le commerce de détail et la restauration. L’économie régionale profite aussi du développement des administrations publiques et des services de santé et d’assistance sociale.

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Tourisme, loisirs et culture

Le Nord-du-Québec se compose de trois régions touristiques distinctes à découvrir : la Baie-James, Eeyou Istchee et le Nunavik. Chaque saison, des activités de plein air nombreuses et variées sont offertes. La région regorge de poissons et de gibier, ce qui attire les amateurs de pêche et de chasse. Le Nord-du-Québec offre de nombreuses pourvoiries et est reconnu pour les expéditions de chasse au caribou.

Des sentiers de motoneige sillonnent le secteur sud du territoire et relient plusieurs localités. Cette région compte le plus grand lac naturel d’eau douce au Québec, soit le lac Mistissini, et le plus haut sommet du Québec, le mont Iberville, situé au Nunavik.

Les personnes qui désirent s’initier au mode de vie traditionnel des autochtones peuvent le faire grâce à des guides autochtones. Il leur est aussi possible de visiter le village de la communauté d'Oujé-Bougoumou, reconnu par l’Organisation des Nations Unies pour son aménagement. Cette communauté a conservé son mode de vie traditionnel et communautaire.

Parmi les autres lieux à visiter dans la région, il y a l’aménagement Robert-Bourassa, la plus grande centrale hydroélectrique souterraine du monde, et la centrale La Grande-1. Il est possible également de visiter un site historique, le parc Robert-A.-Boyd, qui témoigne de la présence des dizaines de milliers de travailleurs qui ont séjourné dans la localité de Radisson, de 1950 à l’an 2000, pour y construire des barrages.

Répertoire des médias régionaux

La liste de tous les médias de la région n’est plus accessible dans Portail Québec. Pour obtenir les coordonnées d’un média en particulier, nous vous suggérons de faire une recherche dans votre moteur de recherche préféré, comme Google.

Par contre, si vous recherchez un média communautaire, vous pouvez visiter le site du ministère de la Culture et des Communications qui publie la Liste des médias communautaires reconnus par le Ministère pour chacune des régions du Québec.

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